déchireras ses chairs palpitantes; et, après avoir entendu de
longues heures ses cris sublimes, semblables aux râles perçants
que poussent dans une bataille les gosiers des blessés
agonisants, alors, t'ayant écarté comme une avalanche, tu te
précipiteras de la chambre voisine, et tu feras semblant
d'arriver à son secours. Tu lui délieras les mains, aux nerfs et
aux veines gonflées, tu rendras la vue à ses yeux égarés, en te
remettant à lécher ses larmes et son sang. Comme alors le
repentir est vrai ! L'étincelle divine qui est en nous, et
paraît si rarement, se montre; trop tard ! Comme le coeur
déborde de pouvoir consoler l'innocent à qui l'on a fait du mal:
« Adolescent, qui venez de souffrir des douleurs cruelles, qui
donc a pu commettre sur vous un crime que je ne sais de quel nom
qualifier! Malheureux que vous êtes! Comme vous devez souffrir!..."
les douleurs physiques apaisent les peines de coeur.